Archive for March, 2007

verlaine

Posted in from the heart..., paul verlaine, poetry on March 30, 2007 by gilrang

Continuo a série.

paul verlaine

Lettre

Éloigné de vos yeux, Madame, par des soins
Impérieux (j’en prends tous les dieux à témoins),
Je languis et je meurs, comme c’est ma coutume
En pareil cas, et vais, le coeur plein d’amertume,
A travers des soucis où votre ombre me suit,
Le jour dans mes pensers, dans mes rêves la nuit,
Et, la nuit et le jour, adorable, Madame!
Si bien qu’enfin, mon corps faisant place à mon âme,
Je deviendrai fantôme à mon tour aussi, moi,
At qu’alors, et parmi le lamentable émoi
Des enlacements vains et des désirs sans nombre,
Mon ombre se fondra en jamais en votre ombre.

En attendant, je suis, très chère, ton valet.
Tout se comporte-t-il là-bas comme il te plaît,
Ta perruche, ton chat, ton chien? La compagnie
Est-elle toujours belle? et cette Sylvanie
Dont j’eusse aimé l’oeil noir si le tien n’était bleu,
Et qui parfois me fit des signes, palsambleu!
Te sert-elle toujours de douce confidente?

Or, Madame, un projet impatient me hante
De conquérir le monde et tous ses trésors pour
Mettre à vos pieds ce gage – indigne – d’un amour
Égal à toutes les flammes les plus célèbres
Qui des grands coeurs aient fait resplendir les ténèbres.
Cléopâtre fut moins aimée, oui, sur ma foi!
Par Marc-Antoine et par César que vous par moi,
N’en doutez pas, Madame, et je saurai combattre
Comme César pour un sourire, ô Cléopâtre,
Et comme Antoine fuir au seul prix d’un baiser.

Sur ce, très chère, adieu. Car voilà trop causer,
Et le temps que l’on perd à lire une missive
N’aura jamais valu la peine qu’on l’écrive.

(Paul Verlaine

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ghiaroni

Posted in from the heart..., guioseppe ghiaroni, poetry on March 25, 2007 by gilrang

ghiaroni

Aviso aos leitores:
A vida tem sido ingrata para aqueles com um certo grau de autocrítica e que, por um tempo, acreditaram ser possível uma mudança. Passei longo tempo sem postar, prostrado ante a cruel evidência de que não seria tão fácil tal mudança. Creio, hoje, que elas não são impossíveis, mas vejo-as cada vez mais distantes. Enquanto reabasteço e refaço as energias para os embates futuros, vou publicando alguma poesia. Hoje, Ghiaroni, mineiro de Paraíba do Sul.

Pontos de vista

Na minha infância, quando eu me excedia,
quando eu fazia alguma coisa errada,
se alguém ralhava, minha mãe dizia:
– Ele e criança, não entende nada!

Por dentro, eu ria satisfeito e mudo.
Eu era um homem, entendia tudo.

Hoje, que escrevo histórias e poemas
e pareço ter tido algum estudo,
dizem quando me vêem com meus problemas
– Ele é um homem, entende tudo!

Por dentro, alma confusa e atarantada,
eu sou uma criança, não entendo nada!

(Giuseppe Artidoro Ghiaroni)

romeo and juliet

Posted in from the heart..., poetry, william shakespeare on March 19, 2007 by gilrang

wil shakespeare

Now old desire doth in his death-bed lie,
And young affection gapes to be his heir;
That fair for which love groan’d for and would die,
With tender Juliet match’d, is now not fair.
Now Romeo is beloved and loves again,
Alike betwitched by the charm of looks,
But to his foe supposed he must complain,
And she steal love’s sweet bait from fearful hooks:
Being held a foe, he may not have access
To breathe such vows as lovers use to swear;
And she as much in love, her means much less
To meet her new-beloved any where:
But passion lends them power, time means, to meet
Tempering extremities with extreme sweet.
 

Sir William Shakespeare, Romeo and Juliet (Act 2 – Prologue)